05 Nov 2010

Mondiaux aviron : Le 4 sans barreur décroche l’or !!

Category: Presse,saison 2010-2011Bertrand - 05/11/2010 12h10

Un véritable festin. Germin CHARDIN (CNverdun) et ses coéquipiers du quatre sans barreur toutes catégories (Macquet, Chardin, Desprès, Mortelette) ont créé une énorme surprise en s’adjugeant l’or mondial devant les favoris britanniques, tenants du titre et champions olympiques sortants.

Récit d’une folle journée…

Une performance ? Non. Une prouesse ? Non. Une surprise ? Non plus. La victoire de Jean-Baptiste Macquet, Germain Chardin, Julien Desprès et Dorian Mortelette en finale du quatre sans barreur du Mondial de Karapiro ne peut pas se définir d’un seul et unique mot. L’exploit que ces quatre copains unis par les liens de l’amitié ont écrit, ce vendredi 5 novembre, sur les eaux agitées du lac de Karapiro est tout simplement l’une des plus belles pages de l’histoire de l’aviron français. C’est aussi le premier titre mondial remporté dans une catégorie olympique depuis l’or du deux de couple décroché par Adrien Hardy et (déjà) Jean-Baptiste Macquet au Mondial d’Eton, en 2006. C’est également le premier titre mondial en quatre sans barreur remporté par un bateau tricolore depuis celui de Fauché-Lot-Andrieux-Rolland au Mondial de Roudnice, en 1993. C’est enfin la victoire de quatre garçons dans le vent qui, depuis quatre ans, n’ont jamais baissé les bras ; trois d’entre eux ayant décroché le bronze olympique à Pékin dans le même bateau. A l’époque, déjà, on avait parlé de surprise. On avait tort.

Affirmer pourtant que les Français étaient considérés comme des favoris au départ de cette finale mondiale du quatre sans barreur serait un mensonge. Les grandissimes favoris étaient les Britanniques (Partridge, Egington, Gregory, Langridge), champions du monde et olympique en titre. Le bateau kiwi, médaillé d’argent à la Coupe du monde de Lucerne en 2010, avait aussi les faveurs des bookmakers. Les Français ? Des outsiders, au mieux. Calés à la ligne n°1, légèrement plus abritée que les extérieures sur ce bassin agité battu par un fort vent de travers, les quatre virtuoses tricolores ont joué une partition parfaite. « Nous avons pris un départ solide, raconte Julien Desprès. Les Britanniques et les Néo-Zélandais sont partis comme des fusées. Nous avons réalisé quelques petites erreurs techniques sur la première partie du parcours. Puis, aux 1000 mètres, Germain (Chardin) nous a dit que nous étions bord à bord avec les Néo-Zélandais. » A ce moment, les Français dépassent les Kiwis avec, dans leur ligne de mire, des Britanniques sûrs d’eux semblant voguer vers un énième succès.

Merci, coach !

« Nous étions concentrés sur notre cadence qui était très élevée, sur notre effort, sur notre geste, poursuit Julien Desprès. Aux 1500 mètres, nous avons rattrapé notre retard sur les Britanniques. Nos coups d’aviron sont beaux, puissants. Et on commence alors à entendre la foule hurler, encore plus fort qu’aux Jeux de Pékin. Et on lâche tout. » Au final, les Français franchissent la ligne d’arrivée en « patrons », près de 2 secondes devant les Grecs (2e), longtemps restés en embuscade à la ligne 2, et des Néo-Zélandais (3e) limitant la casse devant leur public. Coulés, les Britanniques échouent à la quatrième place, la plus mauvaise tandis que Germain Chardin se met debout dans le bateau, comme s’il voulait crier au monde entier son immense joie. « On a battu les Anglais en finale mondiale du quatre sans barreur, c’est énorme », hurle Dorian Mortelette. Juste après avoir débarqué au ponton d’honneur, les quatre copains se ruent dans les bras de Samuel Barathay, leur entraîneur, pour simplement lui dire « merci ». A noter la  présence de Benoît Brunet, remplaçant qui a été un soutien solide dans ce groupe lors du stage terminal

« Ce qui a fait la différence, c’est notre envie d’être ensemble, de nous battre les uns pour les autres, estime Dorian Mortelette. Cette année, nous avons insisté auprès du directeur des équipes de France (Jean-Raymond Peltier) pour pouvoir monter ce quatre sans barreur. Nous avons travaillé, énormément bossé. Dès les premiers jours d’entraînement en Savoie, en juin, nous avons senti que nous pouvions aller très vite. Et puis, nous avons fait une cinquième place décevante au championnat d’Europe, en septembre. » Il leur a alors fallu retrouver la motivation. Ils l’avaient. Lors du stage terminal, à Soustons (Landes), leur coach les poussait continuellement à sortir en bateau, même quand le temps était à la tempête. Bonne pioche ! A Karapiro, ils ont dû composer avec les vagues et le vent. « On a bossé comme des damnés pour en arriver là, note Jean-Baptiste Macquet.

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