15 Mar 2010

TDR Toul – Des lourds plus ou moins affûtés

Category: Presse,saison 2009-2010Charlène - 15/03/2010 22h10

Les cadors lorrains et du pôle France de Nancy ont officiellement renfilé le bleu de chauffe hier matin (14-03-2010), sur le bief de Fontenoy. Et cela pour des exercices contre-la-montre, qui ont trouvé leur sommet lors de la joute des pair-oar toutes catégories.

Une course où deux médaillés de Pékin, le Marignanais Dorian Mortelette et le Verdunois Germain Chardin ont réédité leur performance de l’an passé sur les mêmes eaux. Un genre de mission accomplie donc, pour le Meusien Chardin : ” On est satisfait de la manière dont on a ramé. On se remet surtout dans le bon sens de nos meilleures courses de l’année dernière. C’est toujours bien d’être aux avant-postes. Mais en plus, on a ramé comme il fallait techniquement. On a bien engagé les derniers 1000m.

Ce qui leur a donc permis de devancer de 10″ un de leur condisciple de la structure du Boulevard d’Austrasie, Jean-Baptiste Macquet, associé au Bayonnais Julien Desprès – tous deux aussi de la fête aux derniers Jeux à Pékin.

Un rang plutôt encourageant, selon le Dieppois, qui était habitué jusqu’ici à aborder cette échéance en skiff : ” On est une nouvelle paire. On vient plus ici pour voir comment réagir dans certaines conditions. On savait que sur les cadences longues ça passe. Là, c’est passé correctement sur les cadences courtes. Il y a encore des imperfections. Mais avec notre expérience, ça va se gommer.

Toujours épaulé par le Melunais Jean-David Bernard, le Verdunois Laurent Cadot a complété le podium, dont il avait gravit la deuxième marche en 2009. Mais ce recul n’était qu’une apparence, car le pointu cher à Philippe Cabut était surtout en reconquête sur les eaux touloises : “J’ai une sciatique.J’ai failli ne pas courir. Je suis arrêté depuis mercredi. J’ai vu avec le docteur Laurent hier, il m’a dit ” On tente le coup. Ça passe ou ça casse.” Au final, on prend juste 20″ en vent contre. C’est plutôt raisonnable, vu mes conditions d’entraînement.” Des conditions loin d’être optimales pour un ancien sélectionné olympique : “Jean-David est sur Melun. Donc on ne rame pas souvent ensemble. Et comme je n’ai pas été convoqué sur le stage fédéral en Janvier, ça n’a pas été facile de s’entraîner tout seul en skiff, en dehors d’un dynamisme de groupe. Donc c’est bien. Là, on a montré à la Fédération qu’on est présents.

Du côté des coupleux, un autre héros de Pékin, le Mussipontain Pierre-Jean Peltier s’est, quant à lui, classé deuxième.Soit la même position que la saison dernière. Ce qui l’enthousiasmait pourtant un peu moins cette fois : “Le troisième est à 25″, mais je retiens surtout que je termine à 25″ du premier. Je n’étais pas en grande forme. Pourtant, techniquement, je ne sais pas si j’ai déjà été aussi bien. Mais il me manquait de la fraîcheur. Enfin, il n’y a rien d’inquiétant.” Surtout que les championnats de France n’arriveront que dans cinq semaines.

Chez les dames, en l’absence de la Nancéienne Vanessa Grandpierre, forfait pour cause de douleurs au dos, les espoirs lorrains reposaient sur les épaules de la skiffeuse Coralie Simon. Une Mussipontaine qui s’est imposée sans trembler : “Comme je n’avais pas pu faire la première tête de rivière en novembre, cette course était importante pour me jauger, par rapport aux autres filles poids légers ; et pour me rassurer à quelques semaines des championnats de France.

Elle a été imitée en pair-oar par la locale Cécile Dubuisson, qui était associée à la Francilienne Laure Pascal.

En poids légers masculins, les régionaux ont enfin réalisé un carton plein. En commençant par les pointus Nicolas Cornu et Quentin Sorigue. Une paire qui a surtout pris ses marques, selon le loquace Quentin Sorigue : ” Le plateau n’était pas forcément très relevé. On s’est surtout référés aux TC. On finit à 45″ des premiers. Et, par rapport aux pronos, on est pas loin. Donc ça permet de voir où on en est.

Même son de cloche pour le Verdunois Lucas Dehove, qui a réalisé le meilleur temps. Sans réel émoi : “Les meilleurs Français n’étaient pas là. Donc pour moi, l’objectif était surtout de regarder où j’en étais par rapport aux skiffs TC.” De vraies références internationales pour le coup.

D’après un article paru dans L’Est Républicain Sports du lundi 15 Mars 2010.

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