23 Oct 2006

Régate de Verdun 2006

Category: saison 2006-2007Jordan Lequy - 23/10/2006 16h51

Le Cercle nautique organisait le 24 septembre 2006, ses 22èmes régates d’aviron. En plein centre-ville, les rameurs venus de toute la région se sont donnés à fond au rythme des cris de supporters.

La sensation de glisse. C’est ce qu’ils sont tous venus chercher hier sur la Meuse. Ce compromis entre vitesse d’exécution et précision qui aboutit à cette caresse du bateau sur l’eau. Entre le pont de la Galavaude et celui de la porte Chaussée, les embarcations se sont succédé dans un flot ininterrompu, devant un public averti. Car à Verdun, on aime l’aviron et on soutient son club. « En ce moment, c’est l’apothéose », commente André Tollard, le président honoraire. Lui qui s’est occupé du Cercle nautique pendant près de cinquante ans, est en plein rêve : « Une petite ville comme ça qui bat toutes les grandes villes aux championnats de France pendants six années consécutive, on ne reverra jamais ça. » Et quand les sportifs aux couleurs roue et blanc se profilent à l’horizon, le huit avec barreuse cadettes ne se prive pas pour les supporter.

A leurs cotés, les cadettes de Nancy ont du mal à égaler leurs cris mais peu importe, l’essentiel est de donner de la voix : « On le fait toujours, ça les encourage quand il sont sur l’eau. Ça leur donne des forces pour aller plus vite », souligne Margaux. Dans ce genre de compétition, les parents ne sont jamais loin comme Agnès, la mère de Clémence Willaume, médaillée de bronze aux championnats du monde espoir en skiff léger. Accoudée à la barre de la passerelle Japiot, elle assiste aux course les unes après les autres : « J’aime l’ambiance, l’approche de l’eau, la proximité des arbres. Le cadre est magnifique. Et c’est un des rares bassins qui se situe en plein centre-ville. » Pour avoir suivi sa fille dans différentes villes européennes, elle porte un regard d’autant plus affûté sur ce type de compétition.

A quelques pas, Alice 13 ans, aurait bien voulu être dans un bateau. Au club de Metz depuis seulement un mois, elle n’est pas encore opérationnelle pour la compétition. Alors, elle se contente de regarder et de supporter ses compatriotes. L’occasion pour son père de découvrir l’esthétique de ce sport : « Je trouve que l’aviron met bien en valeur les sportifs en général. Il y a une élégance dans le geste. » Sur l’eau, le ballet des rames continue. En un rythme cadencé, toujours plus rapide, jusqu’à ce que la corne de brume se mette à retentir, en signe de fin d’effort.

Regate de Verdun
image Mr Rieth

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